France 2030 : Unicancer lauréat de l’appel à projets « Data Challenges en santé » pour développer grâce à l’intelligence artificielle un algorithme de reconstruction des lignes de traitement du cancer du poumon

Paris, le 6 juillet 2026 – Le projet LOT-LuCA (Lines Of Therapy for Lung Cancer Algorithm), piloté par Unicancer avec l’appui du Département d’Épidémiologie, Biostatistique et des Données de Santé (DEBDS) du Centre Antoine Lacassagne, figure parmi les lauréats de l’appel à projets « Data Challenges en santé ».

Dans le cadre de la stratégie d’accélération santé numérique de France 2030, l’appel à projets
« Data Challenges en santé », opéré par Bpifrance et accompagné par la Plateforme des
données de santé (ex-Health Data Hub), soutient des acteurs de la santé qui organisent des
compétitions en science des données autour d’une problématique médicale ciblée.
Parmi les dix projets lauréats, la finalité du data challenge LOT-LuCA sera de développer,
évaluer et partager en open source un algorithme de reconstitution des lignes de traitement
du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé ou métastatique, à partir de bases de données de vie réelle.
Unicancer recevra un soutien financier de 300 000 € pour préparer les données, les
anonymiser et organiser le data challenge. Les travaux se dérouleront sur 18 mois à compter
d’octobre 2026.

Un projet au service d’un enjeu thérapeutique majeur

Le cancer bronchopulmonaire est le troisième cancer le plus fréquent et la première cause de
mortalité par cancer en France, avec plus de 50 000 nouveaux cas et environ 30 000 décès par
an. Les CBNPC en représentent environ 85 %.
Avec le déploiement de la médecine de précision et le développement rapide de nouveaux
médicaments, la prise en charge du CBNPC repose désormais sur une combinaison de
stratégies thérapeutiques diversifiées et complémentaires. Dès lors, l’identification – au sein
des bases de données de vie réelle – des différentes lignes de traitement reçues constitue un
enjeu clé pour analyser l’efficacité des thérapeutiques en vraie vie, optimiser l’attribution
future des traitements selon les caractéristiques des patients et conduire des études de
faisabilité pour les essais cliniques.
Or, l’information « ligne de traitement » manque nativement dans les bases de données de
vie réelle, constituant une limite majeure à leur exploitation à des fins de recherche.

Une approche innovante pour reconstituer les lignes de traitement à partir des données de vie réelle

Le projet LOT-LuCA vise à démontrer qu’il est possible de reconstituer, à partir de bases de
données de vie réelles, les différentes lignes de traitement reçues par un patient.
Dans ce cadre, Unicancer mettra à la disposition des participants au data challenge LOT-LuCA
des données de vie réelle anonymisées et de très haute qualité : données extraites de
l’entrepôt de données de santé Harmonie, notamment des données d’OncoDataHub (ODH)
appariées au Système national des données de santé (SNDS). La cohorte ESMÉ-Cancer
bronchopulmonaire constituera enfin une source de données clé du projet car elle permettra
d’annoter les lignes de traitement du CBNPC dans la base de données ODH-SNDS.
Ce projet se distingue par ses apports méthodologiques innovants, par rapport à l’état de l’art:
– Le recours à des modèles d’intelligence artificielle pour automatiser la détection et la
classification des variables associées aux lignes de traitement ;
– L’utilisation d’un gold standard des lignes de traitement issu de données de vie réelle
(ESMÉ), en lieu et place de gold standards basés sur des protocoles ou des
recommandations de pratiques, pour l’étape d’entraînement des modèles d’IA du data
challenge.

Des résultats partagés en open source au bénéfice de la recherche

A l’issue de la compétition, les algorithmes les plus performants développés par les équipeslauréates du data challenge seront partagés en open source. Ils pourront être réutilisés
librement par les chercheurs pour des études rétrospectives sur les parcours de soins en
cancérologie, pour évaluer l’impact clinique et médico-économique des stratégies
thérapeutiques ou contribuer à la constitution de bras synthétiques en vue d’essais cliniques.
La méthodologie développée à l’occasion du data challenge LOT-LuCA pourra être adaptée à
d’autres localisations cancéreuses, contribuant ainsi à élargir les usages des données de vie
réelle en cancérologie.

Pour Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer, « l’exploitation des données de santé et le développement de cas d’usage IA innovants constituent l’un des axes stratégiques d’Unicancer pour accélérer la recherche en cancérologie. Le projet LOT-LuCA s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en structurant une méthodologie innovante autour des
données de vie réelle, contribuant à renforcer le développement de la médecine de précision. Le partage des résultats du data challenge en open source traduit l’engagement du réseau Unicancer en faveur d’une recherche ouverte, essentielle pour faire bénéficier rapidement les patients des avancées de la recherche.”

Le réseau Unicancer compte également parmi les lauréats le projet Pinkcc Panc, porté par
l’Institut du cancer de Montpellier, qui vise à développer une détection automatique du
cancer du pancréas à partir d’images en coupe (scanner et IRM) anonymisées.

À PROPOS D’UNICANCER
Unicancer est l’unique réseau hospitalier français 100 % dédié à la lutte contre le cancer et la
seule fédération hospitalière nationale spécialisée en cancérologie. Il réunit les 18 Centres de
lutte contre le cancer français (CLCC) – établissements privés à but non lucratif – ainsi que
deux membres affiliés. Acteur majeur de la recherche, Unicancer est le premier promoteur
académique d’essais cliniques en oncologie en Europe, avec plus de 120 études actives
(nationales et internationales), dont 50 en recrutement, promues par sa direction R&D. À cela
s’ajoutent plus de 600 essais promus par les CLCC. Pionnier dans l’exploitation des données
de santé, Unicancer a lancé depuis 2014, via sa direction des datas et des partenariats, cinq
programmes de données de vie réelle, parmi lesquels ESME (109 000 patients), CANTO (+15
000 patients) et OncoDataHub (ODH) (+60 000 patients). Chaque année, plus de 600 000
patients bénéficient des dernières avancées scientifiques, thérapeutiques
et organisationnelles en cancérologie, portées par un modèle agile alliant excellence,
humanisme, solidarité et innovation.

CONTACT PRESSE
Sophélia Picaud –

L’Oncopole lance sa plateforme d’essais cliniques décentralisés au domicile du patient

INNOVATION EN RECHERCHE CLINIQUE : L’Oncopole lance sa plateforme d’essais cliniques décentralisés au domicile du patient avec une première patiente incluse dans un essai de Phase I « First-in-man »

L’Oncopole franchit une nouvelle étape dans la recherche clinique en oncologie et devient le premier centre expert en France à déployer un dispositif d’essais cliniques décentralisés au domicile des patients. Prise en charge à l’Oncopole et résidant en Ariège, la première patiente à bénéficier de cette plateforme est également incluse dans un essai clinique de Phase I « First-in-man ». Marquant une rupture avec les modèles traditionnels de recherche, ce dispositif unique en France permet à la patiente de réaliser des actes protocolaires de pharmacocinétique et des points de contrôle des signes vitaux dans son environnement, en présence des équipes de soins à domicile et d’une supervision de l’oncologue à distance. Avec cette approche novatrice, l’Oncopole repousse les frontières de la prise en charge en oncologie et permet d’envisager un accès à l’innovation simplifié pour les patients.

Les essais cliniques décentralisés, une nouvelle approche pour accélérer la recherche sur le cancer

Face aux enjeux croissants d’accessibilité dans le domaine de la recherche clinique, les essais cliniques décentralisés ouvrent une nouvelle voie. Ils permettent de réduire les contraintes géographiques, d’impliquer un plus grand nombre de patients et d’accélérer l’innovation médicale.

L’Oncopole, coordonnateur d’un dispositif pluridisciplinaire unique en France

Le dispositif baptisé « CT homecare by Oncopole », a été conçu par les équipes de la Direction de la Recherche et de l’Innovation de l’Oncopole Claudius Regaud travaillant sur le site de l’IUCT-Oncopole et permet de mettre en œuvre plusieurs étapes d’un protocole d’essai clinique au domicile du patient. Coordonné par une infirmière en pratique avancée (IPA) spécialisée en recherche clinique de l’Oncopole et s’appuyant sur une collaboration étroite avec les partenaires de santé du territoire et les technologies du numérique, « CT homecare by Oncopole » permet aux patients de bénéficier de soins, de traitements et de consultations à domicile, tout en garantissant la qualité et la sécurité des données collectées.

« Les essais cliniques décentralisés représentent un tournant majeur pour faciliter l’accès à la recherche médicale. Grâce à notre dispositif « CT homecare by Oncopole », nous réduisons les barrières à la participation aux essais cliniques et améliorons l’expérience des patients tout en maintenant une rigueur scientifique identique », déclare Muriel Poublanc, Directrice de la Recherche et de l’Innovation de l’Oncopole Claudius Regaud sur le site de l’IUCT-Oncopole.

Un dispositif bâti sur une expertise reconnue

Avec plus de 250 essais cliniques menés chaque année dont 60% en phase précoce, l’Oncopole bénéfice d’une expertise reconnue au niveau international. En partenariat avec plusieurs industriels du médicaments, l’Oncopole en tant que « centre pilote » explore depuis plusieurs années cette mise en œuvre décentralisée de plusieurs études cliniques de phase I à III et a déjà pu effectuer des prélèvements pharmacocinétiques ou administrer des traitements d’immunothérapie intraveineuse. Fort de cette expérience, les équipes de recherche de l’Oncopole ont contribué à l’écriture des recommandations européennes relatives aux essais cliniques décentralisés publiées en décembre 2022.

Une première mondiale pour ce dispositif très novateur

Expérimenté en 2024, le dispositif vient d’être à nouveau intégré dans un protocole d’essai clinique multicentrique international de Phase I « First in man » dont l’objectif principal est d’évaluer, pour la première fois sur l’homme, la sécurité d’un nouveau traitement, son profil de tolérance et sa pharmacocinétique. La première patiente est prise en charge par les équipes de l’Oncopole et réside en Ariège. Grâce à « CT homecare by Oncopole », la patiente a d’ores et déjà bénéficié de 4 visites à son domicile, lui évitant plusieurs heures de transport pour se rendre à l’hôpital. 

L’Oncopole a pour objectif de déployer son dispositif dans 5 à 10 essais cliniques en 2025 et ambitionne d’ores et déjà de doubler ce chiffre tous les ans. 

Pour en savoir plus, consulter le communiqué de presse

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