- Entrepôt de données de santé
S’appuyant sur son vivier de projets novateurs, Unicancer a lancé un véritable observatoire de l’innovation, regroupant les projets innovants du réseau Unicancer sur un même outil dynamique et intuitif.
Le projet MyProbe a pour objectif de développer des outils efficaces pour identifier les patientes avec un risque élevé de rechute du cancer du sein, et ainsi réduire l’utilisation de traitements supplémentaires coûteux et lourds pour les patientes avec un risque faible. Ce projet est coordonné par le Pr. Fabrice André, oncologue à Gustave Roussy, Villejuif.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la Femme. On estime à environ 1,7 million le nombre de femmes atteintes d’un cancer du sein chaque année dans le monde. Dans les pays occidentaux, ce cancer est diagnostiqué à un stade précoce dans la très grande majorité des cas (> 95%). Pour environ 15% des patientes, le cancer va évoluer vers un stade métastatique. Cette situation se traduit par deux défis à relever :
Ce travail bénéficie d’une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme d’investissements d’avenir portant la référence ANR-17-RHUS-008.
Ce projet est rendu possible par les collections d’échantillons biologiques constituées dans le cadre des différents essais cliniques promus par la Recherche Unicancer. Toutes les informations sur l’utilisation des données personnelles collectées sont consultables sur le site internet dédié.
Ces dernières décennies ont été marquées par de nombreuses avancées dans le traitement du cancer du sein. En particulier l’amélioration des hormonothérapies ainsi que le développement des chimiothérapies ont permis de diminuer le risque de rechute à environ 15%.
En conséquence, un nouveau besoin a émergé : identifier les patientes qui présentent un risque important de rechute, ou au contraire celles dont le cancer est de bon pronostic.
Ceci doit permettre de :
Une première génération de tests appelés “signatures génomiques” a été développée cette dernière décennie. Ces signatures ont permis de grandes avancées dans la compréhension des facteurs de risque de la rechute du cancer, mais présentent un certain nombre de limitations pour leur utilisation dans la prise en charge du cancer.
La première est que ces tests ne sont capables de conclure à un faible risque de rechute que pour une faible proportion des patientes. Ainsi, seules 15% des patientes peuvent réellement en bénéficier pour éviter des traitements inutiles.
La seconde limite est que l’apport de ces tests par rapport au diagnostic réalisé par des anatomo-cyto-pathologistes spécialisés est faible.
Enfin, ces tests ne sont pas performants pour évaluer le risque de rechute chez les patientes ayant eu un traitement préalable par chimiothérapie.
Ainsi, bien que ces tests aient permis une avancée indiscutable dans le domaine de la médecine de précision, ils ne sont pas optimaux pour la prise en charge des patientes et il y a un besoin d’identifier de nouvelles signatures plus précises.
L’objectif de MyProbe est de développer et valider trois nouveaux tests moléculaires permettant de mieux caractériser le pronostic des cancers du sein précoce :
Cet objectif s’inscrit dans la continuité des signatures génomiques de première génération et doit permettre d’améliorer l’évaluation du risque de rechute. Ce projet consiste à identifier de nouveaux biomarqueurs prédictifs par des approches de séquençage de l’exome tumoral ainsi que par des techniques d’hybridation génomique comparative (CGH). Deux approches principales sont envisagées pour identifier les biomarqueurs d’intérêt :
Ces dernières années, les techniques de détection de l’ADN circulant ont considérablement évolué. Elles permettent désormais de détecter de très faibles quantités d’ADN relarguées dans la circulation sanguine par les cellules tumorales. Ces techniques ont l’avantage d’être très peu invasives comparé à une biopsie et de permettre un suivi biologique régulier. L’objectif de MyProbe est de développer un test basé sur ces techniques pour identifier les rechutes de façon précoce, avant que la rechute ne soit visible.
Les cancers triples négatifs sont un sous-type de cancer du sein présentant le plus haut risque de rechute. Il semble toutefois qu’une mobilisation du système immunitaire du patient soit associée à un meilleur pronostic. Ainsi, MyProbe vise à développer une signature prédictive de la rechute spécifique à ces cancers basée sur une mesure de la réponse immunitaire.
Les économies potentielles pour le système de santé sont potentiellement supérieures à 500 M€ par an en France. Ceci sera possible grâce à une diminution du recours à des traitements inutiles pour les patientes à faible risque de rechute.
Commercialisation de tests diagnostiques utilisables en diagnostic clinique pour un chiffre d’affaire potentiel estimé entre 15 et 36 M€ / an.
Equipes partenaires
WP1 : Altérations du nombre de copies des gènes ; équipes impliquées : Institut Curie, Gustave Roussy, Unicancer.
WP2 : Evaluation de l’hétérogénéité intratumorale et identification de sous-clone tumoraux ; équipes impliquées : Institut Curie, Gustave Roussy, Unicancer.
WP3 : Caractérisation des polymorphismes génétiques ; équipes impliquées : Centre Léon Bérard, Unicancer.
WP4 : intégration des résultats des WP1 à 3, développement et validation d’une signature unique ; équipes impliquées : Gustave Roussy.
WP5 : détection de la maladie résiduelle sur ADN tumoral circulant ; équipes impliquées : Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier
WP6 : identification et validation des marqueurs moléculaires ; équipes impliquées : Centre Léon Bérard, Veracyte, Unicancer.
WP7 : équipes impliquées : Gustave Roussy, Unicancer.
Judith Bliss – ICR – The Institute of Cancer Research – London
Carlos Caldas – CRUK – Cambridge institute – Cambridge
Nancy Lin – Dana-Farber Cancer Institute – Boston
Ann Partridge – Dana-Farber Cancer Institute – Boston
Lajos Pusztai – Yale Cancer Center – New Haven
Mark Robson – MSKCC – New York
Marjanka Schmidt – Netherdlands Cancer Institute – Amsterdam
Eric Winer – Dana-Farber Cancer Institute – Boston
Tony Ng – King’s College – London
Sibylle Loibl – German Breast group – Francfort
Giuseppe Curigliano – ESMO – Milan