Le 26 juin 2026, une première patiente a été incluse en France dans l’étude OPTIMA-YOUNG. Promue par Unicancer et coordonnée par la Dre Inès Vaz-Luis (oncologue médicale à Gustave Roussy), cette étude internationale de phase III vise à évaluer une approche personnalisée de la chimiothérapie chez les jeunes femmes atteintes d’un cancer du sein HR+/HER2-.
Cette première inclusion marque une étape importante pour OPTIMA-YOUNG, projet européen cofinancé notamment par Horizon Europe et l’Institut national du cancer (INCa). L’étude s’inscrit dans PATH-FOR-YOUNG, un projet européen qui rassemble plusieurs partenaires autour d’un objectif commun : faire évoluer la prise en charge des jeunes femmes atteintes d’un cancer du sein HR+/HER2- et contribuer à l’émergence de nouveaux standards thérapeutiques.
Adapter le traitement au profil de chaque patiente
OPTIMA-YOUNG évalue une stratégie dans laquelle un test génomique, est utilisé pour aider à déterminer si une patiente doit ou non-recevoir une chimiothérapie adjuvante. L’objectif principal est de démontrer que cette stratégie guidée par le profil génomique est non inférieure à la prise en charge standard, en termes de survie sans cancer du sein invasif. Au-delà de l’efficacité, l’étude s’intéresse également à plusieurs dimensions essentielles pour les patientes : la qualité de vie, la sécurité et les coûts associés aux différentes stratégies de traitement.
Cette approche s’inscrit dans une dynamique de désescalade thérapeutique, avec l’ambition d’éviter, lorsque cela est possible, des traitements dont les bénéfices ne seraient pas supérieurs aux risques et aux effets indésirables pour certaines patientes.
Une mobilisation internationale et nationale
OPTIMA-YOUNG est une étude internationale, multicentrique, prospective, randomisée et de phase III. Dix pays participent à l’étude, qui prévoit l’inclusion de près de 4 900 patientes. En parallèle, environ 3 300 patientes sont attendues dans les études OPTIMA et OPTIMA Premenopausal Extension, promues par University College London (UCL).
En France, le dispositif prévoit l’ouverture progressive de 46 centres, afin de permettre le recrutement des patientes dans différentes régions. Le suivi global prévu sur 12 ans permettra notamment d’évaluer les effets de la stratégie étudiée sur le long terme.
👉 En savoir plus : https://path-for-young.unicancer.fr/