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11/06/2012

Le traitement « en un jour » du cancer du sein - Institut Paoli-Calmettes, Marseille

Institut Paoli-Calmettes, centre de lutte contre le cancer, MarseilleUn progrès pour les patientes mais qui illustre les limites de la tarification en vigueur dans le service public en cancérologie...

Vendredi 1er juin 2012, une patiente a bénéficié du « traitement en un jour » du cancer du sein, combinant chirurgie et radiothérapie sur une seule journée.

Agée de 82 ans, la patiente remplissait les conditions nécessaires pour ce type de prise en charge : plus de 55 ans, avec une tumeur de petite taille et de bon pronostic, une bonne santé générale, un entourage présent à la maison après l’opération.

Arrivée vendredi matin, la patiente est sortie le soir en ayant terminé son traitement. « Tout s’est passé comme prévu et, de retour chez moi, j’ai passé une très bonne nuit », raconte la patiente. Elle reviendra dans 10 jours en consultation post-opératoire où lui sera prescrite l'hormonothérapie par voie orale. Par la suite, elle sera surveillée 1 fois par an.

En 2011, 157 patientes ont été opérées à l’IPC et sont rentrées chez elles le soir pour un traitement chirurgical du cancer du sein. « Nous avions prévu d’opérer 100 patientes sur 800 par an. Or l’ambulatoire a séduit de très nombreuses patientes », explique le Docteur Monique Cohen, chirurgienne à l’IPC.

Bien organisé et sécurisé, l’ambulatoire permet aux patientes de retrouver leur environnement familier dès le soir, à condition d’être correctement logées et accompagnées. Et les risques d’infections nosocomiales sont plus limités.

Autre avantage : « parce qu’il ne faut pas attendre qu’un lit se libère, l’ambulatoire permet une prise en charge chirurgicale plus précoce », ajoute le Docteur Cohen. Comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis et au Canada, en cancérologie, autant pour améliorer la qualité des soins que pour des raisons économiques, le développement de la chirurgie ambulatoire est donc un pivot des projets de santé publique en France.

Autre progrès médical et source d’économies : la radiothérapie per-opératoire qui peut remplacer de 8 à 33 séances de radiothérapie. Disponible depuis février 2012 en phase pilote à l’IPC, la radiothérapie per-opératoire est une innovation majeure qui consiste à irradier le lit tumoral à la suite de l’ablation de la tumeur, lors de l’intervention chirurgicale. Cette méthode plus précise et moins toxique peut remplacer les 25 séances de radiothérapie pratiquées après la chirurgie.

La radiothérapie per-opératoire est évaluée par une étude pilote nationale, à laquelle l’IPC participe, étude ayant pour but la définition des bonnes pratiques chirurgicales et de radiothérapie du point de vue scientifique et économique. L’IPC a investi 240 000 Euros de fonds propres et bénéficié de contributions de l’INCa (150 000 Euros en équipement et 150 000 en fonctionnement) et de la Fondation du Crédit Agricole Alpes Provence (150 000 Euros), pour l’acquisition du matériel et l’aménagement d’une salle d’opération.

Ainsi, le traitement « en un jour », procédure innovante qui combine deux progrès – le traitement ambulatoire et la radiothérapie per-opératoire - permet une prise en charge plus rapide et plus confortable pour les patientes, et plus économique pour les dépenses publiques. Or, le système actuel de financement n’est pas favorable aux innovations techniques et organisationnelles que développent les centres hospitaliers publics ou à vocation publique.

D’une part l’innovation, scientifique, technique et organisationnelle, est insuffisamment financée pour les centres à vocation publique qui la portent. Et d’autre part, « une prise en charge innovante comme le traitement en un jour, si elle va dans le sens de l’intérêt du malade, est à contre-courant du système de facturation à l’activité », commente le Professeur Patrice Viens, Directeur général de l’IPC.

Car, en faisant l’économie de séances de radiothérapie et de nuits d’hôpital, l’IPC enregistre un manque à gagner en termes de chiffre d’affaires. « Pour les finances de l’IPC, et pour une patiente avec un cancer du sein de bon pronostic, le tarif d’un traitement radio-chirurgical en un jour est 8 fois inférieur à celui d’une prise en charge standard, soit 2 nuits d’hospitalisation et 33 séances de radiothérapie », explique le Professeur Viens, qui ajoute que ce calcul ne prend pas en compte le coût des transports médicalisés remboursés aux patients.

Le principe de remboursement des soins mis en place par la loi de 2003 sur le financement de la sécurité sociale est basé sur les prix de séjour. « S’il est plus performant et équitable qu’une allocation budgétaire globale, commente le Professeur Patrice Viens, le principe des T2A montre là ses limites ».

Le 22 mai dernier, la Fédération UNICANCER, qui réunit l’ensemble des Centres de lutte contre le cancer dont l’IPC, saluait la décision de la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, de mettre fin à la politique de convergence tarifaire.

Mais, soulignait UNICANCER, une réforme de la T2A est également indispensable pour soutenir l’innovation, notamment dans le domaine très sensible, de la cancérologie.

 

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Contacts presse :

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