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26/03/2012

Curiethérapie de prostate, 10 ans après - Institut Claudius Regaud, Toulouse

Institut Claudius Regaud ToulouseEn radiothérapie, l’Institut Claudius Regaud (ICR) développe plusieurs techniques de traitement complexes et innovantes dont la curiethérapie des cancers de la prostate. Cette thérapeutique représente dans certains cas une alternative à la chirurgie.

Forts d’une expérience et d’un savoir-faire de plus 10 ans, les professionnels de cette discipline ont fait le bilan et mesuré les bénéfices de cette technique sur le plan de l’efficacité et des effets secondaires.

Les résultats en ont été présentés le 10 février au 7ème International Interstitial Prostate Brachytherapy Teaching Course à Cologne (Allemagne).

Premier cancer chez les hommes, il représente la deuxième cause de mortalité par cancer.

La prise en charge de cette maladie dépend de l’âge du patient, de l’importance et de l’évolution de la tumeur. Elle peut aller de la simple surveillance à la chirurgie (ablation de la prostate) en passant par l’hormonothérapie androgéno-suppressive et très souvent la radiothérapie externe ou la curiethérapie.

Une curiethérapie de la prostate est indiquée dans les cas de tumeur peu évoluée et bien localisée. Elle consiste à implanter des sources radioactives, sous la forme de grains d’iode 125, à l’intérieur de la prostate. Elles émettent des rayonnements qui détruisent les cellules cancéreuses au cœur même de la lésion.

Contrairement à l’irradiation externe, ce traitement permet de limiter l’impact des rayons sur les organes sains avoisinants (vessie, rectum, canal anal et têtes fémorales). Ce qui réduit de fait les effets secondaires. De plus, il est réalisé en 48 heures alors que la radiothérapie « classique » s’échelonne sur 2 mois environ.

L’étude ICR présentée à Cologne portait sur la validation de cette technique après 10 ans d’utilisation à l’Institut Claudius Regaud, un des centres français ayant le plus de recul.

Les résultats cliniques et dosimétriques ont été obtenus à partir du suivi de 748 patients traités entre juillet 2000 et juillet 2010 en partenariat avec les services d’Urologie du CHU Rangueil et de la Clinique Ambroise Paré de Toulouse.

Les observations suivantes peuvent être mises en avant :

  • une efficacité de traitement à savoir 92 % de survie sans récidive à 5 ans pour les tumeurs de bon pronostic et 85% pour les tumeurs de pronostic intermédiaire.
  • des troubles urinaires. Les inflammations graves de l’urètre représentent la principale complication de cette technique mais sont rares (2,4% des patients) et transitoires. L’incontinence urinaire, survenue chez 1,3% des patients, est beaucoup moins fréquente qu’après l’ablation de la prostate.
  • des saignements vésicaux ou rectaux beaucoup moins fréquents qu’après une irradiation externe « classique » (4,6%).
  • c’est enfin une technique qui préserve bien la sexualité puisque 60% des patients conservent leurs capacités érectiles 3 ans après l’implantation, 22% ont des difficultés notables et 22% une impuissance complète.

Ces résultats se comparent très favorablement à l'option chirurgicale, qui reste la plus utilisée, ou à l'option de radiothérapie externe.

 

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