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05/11/2012

Une combinaison de deux molécules améliore la prise en charge des tumeurs cérébrales secondaires chez les femmes atteintes de cancer du sein avancé

R&D UNICANCER Centre Léon BérardUne nouvelle combinaison de deux molécules de chimiothérapie pourrait être proposée aux femmes atteintes de métastases cérébrales suite à un cancer du sein de stade avancé. Ce nouveau traitement pourrait permettre de retarder l’irradiation totale du cerveau actuellement prescrite.

Ces résultats sont publiés par le Dr Thomas Bachelot, médecin oncologue au Centre Léon Bérard, dans The Lancet Oncology du vendredi 2 novembre 2012.

Les résultats de la phase 2 de l’essai clinique LANDSCAPE, coordonné par le Dr Thomas Bachelot, cancérologue médical au Centre Léon Bérard, Centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes et promu par le groupe UNICANCER, viennent d’être publiés dans la revue scientifique à comité de lecture The Lancet Oncology (2 novembre 2012).

Cette étude montre qu’une association de 2 molécules anticancéreuses (lapatinib et capecitabine) pourrait être prescrite aux femmes atteintes de métastases cérébrales dans le cadre d’un cancer du sein avancé.

Jusqu’à présent, le traitement standard dans cette situation était l’irradiation totale du cerveau ou la radio-chirurgie stéréotaxique. Les effets secondaires neurologiques dus à ce type de thérapies pouvant être non négligeables.

 

 

Grâce aux traitements modernes, les femmes atteintes d’un cancer du sein vivent aujourd’hui plus longtemps et une partie d’entre elles va développer des métastases cérébrales.

Celles dont le cancer du sein est HER2-positif ont environ deux fois plus de risque de développer des tumeurs cérébrales secondaires.

Jusqu’à présent la plupart d’entre elles étaient traitées par radiothérapie cérébrale totale ou radiothérapie stéréotaxique, ce qui pouvait avoir des conséquences neurologiques.

Pouvoir leur proposer aujourd’hui cette nouvelle combinaison thérapeutique est une vraie avancée pour elles.

Le Dr Thomas Bachelot, cancérologue médical au Centre Léon Bérard

 

 

La phase 2 de l’étude LANSCAPE a inclus 45 femmes atteintes d’un cancer du sein HER2-positif et de métastases cérébrales encore non traitées. Ces dernières ont reçu, quotidiennement, une combinaison de lapatinib et capecitabine, deux molécules administrées par voie orale.

37 d’entre elles (soit 84%) ont vu leur tumeur cérébrale régresser. La taille des tumeurs a été réduite de moitié ou plus pour 29 (66%) ou de 80% pour 9 patientes (20%).

Environ la moitié des patientes incluses dans l’essai ont eu des effets secondaires. Pour la plupart, ces effets secondaires sont tout à fait gérables et peuvent être réduits. Il s’agit essentiellement de diarrhées et de syndromes mains-pieds. Ces effets secondaires ont cependant conduit à l’interruption du traitement pour 4 femmes.

Ce traitement a permis de repousser en moyenne l’irradiation totale du cerveau de 8,3 mois, ce qui est significatif pour cette population de patiente et devrait permettre de repousser sensiblement les éventuels effets secondaires de la radiothérapie.

 

 

Cette nouvelle stratégie thérapeutique nécessite cependant une évaluation plus poussée pour confirmer les bénéfices cliniques en termes de survie, de fonctions cognitives et de qualité de vie.

Le Dr Thomas Bachelot, cancérologue médical au Centre Léon Bérard

 

 

Plus d'informations

Contacts presse : Centre Léon Bérard

Nathalie Blanc
Tél. : 04 78 78 51 43
E-mail : nathalie.blanc@lyon.unicancer.fr

Maryline Céa
Tél. : 04 78 78 51 86
E-mail : maryline.cea@lyon.unicancer.fr

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