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06/10/2017

Prix UNICANCER de l’INNOVATION 2017 : les Centres réinventent la cancérologie pour les patients

La cérémonie du Prix UNICANCER de l’INNOVATION s’est déroulée le 9 octobre 2017 au Corum à Montpellier. Seul prix exclusivement consacré à l'innovation en cancérologie en France, il vise à mieux faire connaître les travaux d’excellence réalisés dans les Centres de lutte contre le cancer (CLCC) dans le domaine des soins et de la recherche, mais aussi au niveau organisationnel. Avec huit projets lauréats parmi près de 25 finalistes et 100 dossiers proposés, cette 4ème édition démontre cette année encore que la capacité à innover dans tous les domaines de la cancérologie est au cœur du modèle des Centres.

 

Le Prix UNICANCER de l’INNOVATION « Ensemble, mobilisons nos talents pour nos patients » a récompensé cette année huit projets lauréats pour leur caractère innovant, leur reproductibilité dans les autres CLCC et les bénéfices pour les patients et l’organisation du Centre. Les initiatives primées ont été sélectionnées par un jury* composé de personnalités d’UNICANCER, d’institutionnels tels que l’Institut National du Cancer, la Haute Autorité de Santé, ou la Direction générale de l’offre de soins, de représentants de patients et de journalistes. Inspirées des axes stratégiques du Plan cancer 2014-2019, le Prix UNICANCER de l’INNOVATION récompense les initiatives des CLCC dans six catégories ainsi que des prix « spéciaux ». Un trophée et une dotation de 2000€ ont été remis aux lauréats de chaque catégorie.

Les lauréats du Prix UNICANCER de l’INNOVATION – édition 2017

 

 

 

Sécuriser le retour au domicile après une chirurgie gynécologique ambulatoire

Prix du parcours de soins du patient

>> Programme de sécurisation du retour au domicile des patientes après chirurgie gynécologique ambulatoire : utilisation d’une application mobile, de bracelet connecté et d’une plateforme de coordination ville-hôpital

Institut Paoli-Calmettes, CLCC de Marseille

L’extension de la chirurgie oncologique gynécologique ambulatoire à des gestes lourds, bien que favorisée par les programmes de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC), met en exergue des obstacles liés à la complexité de l’information préopératoire, à l’interface hôpital-domicile à la sortie des patientes, à la sécurisation de leur prise en charge au domicile.

Le Programme de sécurisation du retour à domicile, proposé aux patientes qui vont bénéficier d’une chirurgie avec RAAC, permet de lever ces difficultés, en s’appuyant sur l’utilisation de solutions numériques tout en maintenant un lien humain avec un professionnel compétent :

- un suivi numérique via une application smartphone IPC Connect (journal de bord et réactivité en temps réel en fonction de seuils d’alerte préétablis), et un bracelet connecté (podométrie, actimétrie), dont les données sont récupérées quotidiennement pendant 8 jours après la chirurgie,

- un suivi péri-opératoire par un infirmier coordinateur (IDEC) qui assure l’information des patientes (sur le geste chirurgical, les soins, le suivi), et des soignants intervenant à domicile (infirmière de ville,  IDE et médecin référent) et sécurise la sortie d’hôpital grâce à un contact permanent via l’application.

Ce projet bénéficie à la fois au patient par l’optimisation de son parcours (limitation des temps de séjour à l’hôpital, récupération plus rapide, personnalisation de la prise en charge), et aux centres dans lesquels il peut s’appliquer par une gestion optimisée des hospitalisations conventionnelles et une prévention des ré-hospitalisations non programmées.

Une évaluation du bracelet connecté à l’application va débuter prochainement. Une étude de cohorte prospective prévoit l’inclusion dans le Programme de sécurisation du retour à domicile de 180 patientes sur 18 mois.

Un supermarché virtuel au service de la prévention

Prix de la prévention et du dépistage

>> Epidaure Market : un outil pédagogique et ludique innovant au service de la prévention

Institut régional du Cancer, CLCC de Montpellier

Chaque année, 50 000 spots publicitaires spécifiquement à destination des jeunes sont diffusés sur les chaînes françaises. Ces derniers, en tant qu’acheteurs, prescripteurs et consommateurs, constituent une cible tridimensionnelle de choix pour les marchés. Le département de prévention Epidaure de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM), en partenariat avec le laboratoire Epsylon de l’université Paul Valéry Montpellier 3 et l’université de Montpellier, a mené une réflexion sur ce thème.

L’objectif du projet est ainsi de faire réfléchir les jeunes sur les influences de la publicité, des techniques de vente, des pairs et de la famille, sur les choix de consommation d’aliments qui peuvent augmenter le risque de développer un cancer. Cela se fait au travers d’un outil de prévention ludique et interactif qui permet de modifier les attitudes et les représentations, afin d’adopter des comportements favorables à la santé.

Concrètement, le dispositif « Epidaure Market » est un supermarché virtuel projeté sur 4 écrans tactiles associés à des caisses enregistreuses. L’atelier se déroule en 2 étapes :

- Phase de jeu : les participants établissent une liste de course, décident d’un budget et font leurs achats en fonction de la situation proposée,

- Phase de débriefing interactif : les résultats des achats sont projetés, et les participants sont invités à réfléchir sur l’influence du marketing et l’influence du groupe sur le contenu du caddie.

L’évaluation ensuite menée par l’ICM a montré que cet atelier, et en particulier la phase de débriefing, augmente significativement les connaissances des scolaires sur les techniques de vente et favorise la prise de conscience relative à la publicité. Le dispositif a également été amélioré, se concentrant davantage sur le lien entre les choix de consommation et la santé des utilisateurs.

Des dessins animés pour rassurer l’enfant en radiothérapie

Prix de l’accompagnement du patient pendant et après le cancer et prix coup de cœur des salariés

>> Kid calm : rassurer l’enfant, améliorer son confort, son adhésion au traitement par radiothérapie

Centre Paul Strauss, CLCC de Strasbourg         

La radiothérapie nécessite une immobilité parfaite du patient. Ce défi est plus difficile à relever chez l’enfant, qui peut être particulièrement angoissé face à ce milieu de haute technicité. Le projet KidCalm vise ainsi à rassurer l’enfant, améliorer son confort, son adhésion au traitement et au matériel de contention.

Concrètement, le système permet de projeter une vidéo sur l’anneau de l’appareil de radiothérapie grâce à un micro-projecteur, à chaque séance d’irradiation. L’effet hypnotique des dessins animés chez l’enfant et de l’image de manière plus générale a été utilisé. Les contraintes techniques du projet ont été régulièrement discutées au sein de réunions où tous les intervenants de la chaîne de traitement ont été consultés.

L’amélioration de l’accueil des enfants au sein du département de radiothérapie s’inscrit dans une démarche ancienne (développement de dessins animés explicatifs, matériel de contention spécifique, équipement audiovisuel de la salle de réveil…). Toutefois, l’approche actuelle reste peu développée ; elle permet pourtant un effet positif immédiat sur l’enfant et même ses parents. Elle ouvre la perspective à la fois du possible évitement des anesthésies générales itératives chez les plus petits pour qui l’effet hypnotique des dessins animés a déjà opéré, et à la fois du déploiement du système chez les adultes particulièrement angoissés.

Les principaux bénéfices pour les patients sont la réassurance et l’observance, alors que le projet permet aux salariés du Centre une meilleure cohésion de l’équipe ainsi qu’une plus grande facilité de prise en charge chez les enfants atteints de cancer.

    

L’intelligence artificielle en imagerie médicale

Prix de l’organisation et des métiers de la recherche

>> BodyComp.AI : l’utilisation de l’intelligence artificielle en imagerie médicale

Centre Henri Becquerel, CLCC de Rouen

Chez les patients atteints d’un cancer, la perte de poids est quasiment inévitable et devient un facteur de mortalité important lorsqu’elle est accompagnée de sarcopénie (perte musculaire) accélérée. Le degré de sarcopénie peut être mesuré à partir d’une coupe scanner réalisée au niveau de la 3ème vertèbre lombaire (L3). Cette mesure permet de préciser leur diagnostic, les traiter en adaptant la dosimétrie du traitement (chimiothérapie, radiothérapie) et le support nutritionnel à apporter. Cette mesure nécessite un traitement manuel et long du radiologue, qui doit repérer la coupe qui passe par L3 et effectuer le contourage des muscles manuellement.

Le Centre Henri Becquerel a développé un logiciel de démonstration utilisé au niveau local. Il souhaite le distribuer à grande échelle pour :

- effectuer les différentes mesures de composition corporelle de manière simple (utilisable par un médecin non spécialiste de l’imagerie), rapide et automatisée.

- amener au clinicien (et donc au patient) le plus rapidement possible une innovation technologique utilisable dans sa « routine » clinique.

Le logiciel de démonstration a prouvé qu’il pouvait être utilisé dans le cadre de la recherche clinique au niveau du CLCC. Afin d’avoir un logiciel qui soit distribuable à plus grande échelle, le plus automatique et le plus simple à utiliser, le Centre Henri Becquerel souhaite passer par une phase de conception de type industriel sans coûts prohibitifs.

Un partenariat « gagnant-gagnant » entre le Centre et l’école d’ingénieur INSA a été mis en place pour développer ce logiciel : BodyComp.AI. Une équipe de développeurs junior équivalent à 2,2 ingénieurs à temps plein sur une année, travaille sur ce projet, dans le cadre d'une certification ISO 9001.

    

Une box cadeau pour prévenir les troubles musculo-squelettiques des salariés

Prix des ressources humaines

>> Quality Box : des actions pour prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS) des salariés des CLCC et améliorer la qualité de vie au travail

Institut Jean Godinot, CLCC de Reims  

Les troubles musculosquelettiques (TMS) constituent une réalité préoccupante dans les hôpitaux, avec des répercussions :

  • pour les professionnels (arrêts de travail, souffrances, inaptitudes pouvant conduire à une désinsertion professionnelle...)
  • pour l’établissement : impact économique et de fonctionnement (absentéisme, turnover, désorganisation du service, perte de compétence, de productivité, de qualité…)

L’IJG met en œuvre des actions de prévention des TMS  et plus largement en faveur de la qualité de vie au travail (ateliers relaxation, yoga , formations à l’ergonomie…), qu’il a souhaité développer avec ses deux « Quality Box » :

 

Quality Box Thérapeutique :

  • 1 séance d’ostéopathie (ou une séance de chaines musculaires)
  • 1 séance de médyjet
  • 1 séance de balnéothérapie d’une heure avec massage au jet

Cette box est destinée aux salariés victimes d’un accident du travail, avec une série de soins qui visent à contribuer au recouvrement de leur capacités et se maintenir au travail.

Quality Box Bien être :

  • 1 séance de médyjet
  • 1 séance d’aquagym
  • 1 séance de yoga/pilate

Cette box vise au maintien des capacités physiques et articulaires au travers d’activités gymniques et de bien-être.

A ce jour, les modalités de prise en charge, les prestations et leurs tarifs ont été définies avec l’équipe de kinésithérapeutes. Les négociations avec la mutuelle de l’IJG  sont en cours pour le développement d’un support d’information et de prévention et la possibilité d’une solution de tiers payant pour les séances d’ostéopathie.

L’IJG financera un pack par salarié et par an, les séances d’ostéopathie seront prises en charge par la mutuelle des salariés à hauteur de 3 séances par an et le CE étudie la possibilité de contribuer au financement du dispositif.

    

Un Conseil des Enfants au sein d’un CLCC

Prix de la collaboration entre Association de patients et Centre de lutte contre le cancer et grand prix du jury

>> Mise en place d’un Conseil des Enfants au sein d’un CLCC

Association Les Amis de Mikhy avec Gustave Roussy, CLCC de Villejuif

Depuis 2004, des comités de patients adultes existent au sein des CLCC. Toutefois, de nombreux enfants et adolescents sont également touchés, et de nouvelles associations cherchent à améliorer leur prise en charge. Dans ce contexte, l’association Les Amis de Mikhy a souhaité mettre en place un Conseil des Enfants à Gustave Roussy, dont l’objectif principal est d’améliorer la prise en charge globale et la vie quotidienne des enfants.

Le Conseil des Enfants est à la fois :

- un lieu d’échange et de réflexion autour de projets visant à améliorer les conditions de prise en charge quotidienne des enfants,

- une instance consultative pour toute question relative à l’accueil, la prise en charge, la transmission de l’information médicale,

- un acteur dans la promotion des valeurs citoyennes en permettant aux enfants de prendre une part active et démocratique à la vie de l’établissement.

Une charte constitutive du Conseil des Enfants a été rédigée et signée et quatre représentants et leurs suppléants ont été élus par les membres du Conseil. Depuis mars 2016, quatre réunions plénières ont été organisées au cours desquelles il a été décidé de travailler sur l’amélioration de la qualité de vie à l’hôpital et sur la question de l’information de l’enfant.

A ce stade, le bilan est très positif, de nombreuses idées ont déjà émergé, et le projet présente des bénéfices pour les patients et leurs familles, mais aussi les soignants et l’institution, en étant un support pour les professionnels et en améliorant les pratiques cliniques.

    

Activité physique adaptée et prévention pour les jeunes patients

Prix spécial du jury

>> PREVAPAJA : Programme d’activité physique adaptée et prévention des risques de seconds cancers chez les adolescents et jeunes adultes atteints de cancer

Centre Léon Bérard, CLCC de Lyon

La survie des adolescents et jeunes adultes atteints de cancer (AJAC) s’améliore de plus en plus, avec pour corollaire un risque élevé de développer un second cancer primitif, variable en fonction de la localisation du premier cancer et des traitements reçus, mais aussi de la prévalence des facteurs de risque (diminution de l’activité physique, tabac, surpoids, expositions environnementales…).

Le projet PREVAPAJA d’accompagnement et de prévention des comportements à risque chez les personnes ayant eu un cancer dans l’enfance ou l’adolescence répond à la fois à un besoin et aux objectifs des politiques publiques en matière de suivi des adolescents et jeunes adultes.

En tenant compte des contraintes (d’ordre médical, technique ou organisationnel) et des facilitateurs (liés au jeune âge de la population concernée) préalablement identifiés dans le cadre d’une analyse de faisabilité, le projet a pour objectif de :

- favoriser, sur la base d’une évaluation intégrée au parcours de soin, la pratique d’une activité physique adaptée (APA) destinée à maintenir ou améliorer la condition physique, avec pour finalité une image de soi et une qualité de vie meilleures,

- agir en prévention des seconds cancers par la sensibilisation des jeunes aux facteurs de risque (nutritionnels, comportementaux, environnementaux) et de protection.

Depuis son lancement en avril 2016, ce projet pionnier dans l’activité physique adaptée pendant et après cancer a bénéficié de partenariats et de soutiens qui ont permis d’intégrer 57 jeunes à l’étude (en cours pour deux ans) et d’éditer un livret d’information et de recommandations (« Prendre soin de soi après un cancer survenu dans l’enfance ou l’adolescence »).

L’aménagement d’une salle de sport au sein du Centre et l’élaboration d’un programme d’éducation thérapeutique du patient spécifique aux jeunes sont en projet.

    

Un robot pour maintenir le lien des patients en isolement    

Prix Coup de cœur du jury

>> VIK-e : un robot au service du lien social

Centre Léon Bérard, CLCC de Lyon

Les jeunes patients atteints d’un cancer et hospitalisés pendant une longue durée sont coupés de leur environnement ; or, au cours de l’enfance et de l’adolescence, le maintien du lien familial, amical et scolaire est crucial pour se construire. Un paramètre que le dispositif VIK-e (Victory in Innovation for Kids - electronic) intègre dans la prise en charge onco-pédiatrique.

La mise en œuvre du projet répond à un objectif à la fois psychologique et pédagogique. Elle permet :

 - à l’enfant en isolement, grâce à un robot de télé-présence piloté depuis son ordinateur à l’hôpital, de se déplacer à l’extérieur et de mieux supporter ou accepter les soins grâce à un mode d’échange différent avec les professionnels de santé,

 - aux soignants d’approfondir la relation thérapeutique avec le jeune malade grâce à une meilleure connaissance de son environnement propre, de l’aider à vivre plus légèrement le temps du soin, d’ouvrir une réflexion sur l’amélioration des pratiques.

S’agissant d’une première en milieu hospitalier, le projet fait l’objet d’une évaluation rigoureuse  (dans le cadre d’un programme de recherche clinique observationnelle mené par un psychologue et un chercheur en sciences humaines et sociales) des impacts du dispositif sur les parties prenantes -malades, familles, soignants - et sur l’organisation des soins.

Elle sera conduite pendant 2 ans auprès de 24 jeunes patients de 10 à 18 ans. Depuis le lancement de VIK-e, 8 ont été inclus.

Les résultats, s’ils sont positifs, inciteront à la mise en œuvre du projet dans d’autres établissements déjà demandeurs grâce à la curiosité médiatique suscitée par son caractère innovant.

Le projet a d’ores et déjà contribué, au travers des différentes entités impliquées, à asseoir les coopérations entre le Centre et son environnement, en même temps qu’une visibilité inédite dans d’autres milieux.