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02/06/2014

Congrès de l’ASCO 2014 : Une équipe française utilise l’imagerie TEP Scan pour orienter précocement les patientes atteintes d’un cancer du sein vers un traitement plus efficace

ASCO 2014

Le Dr Bruno Coudert, oncologue médical et responsable du Département oncologie médicale au Centre Georges François Leclerc a présenté samedi 31 mai au 50e congrès l’ASCO, à Chicago (Etats-Unis), les résultats de l’étude AVATAXHER.

 

Promue par Roche, l’étude AVATAXHER est la première étude dans le cancer du sein HER2 + à utiliser les résultats précoces de l’imagerie TEP (Tomographie par Emission de Positions) Scan pour modifier le traitement par chimiothérapie pré-chirurgicale des tumeurs (chimiothérapie néoadjuvante).

L’objectif de l’étude était de déterminer si, pour les tumeurs répondant mal initialement à un traitement standard (docetaxel/ trastuzumab), l’adjonction de bevacizumab (Avastin®) améliorait les résultats mesurés par la disparition complète des cellules cancéreuses (réponse histologique complète). Le scanner TEP était utilisé afin d’évaluer la réponse au traitement.

L’étude a inclus 142 patientes atteintes d’un cancer du sein localement avancé HER2+. Les patientes ont reçu deux cures de la chimiothérapie standard (docetaxel/ trastuzumab). A l’issue de chacune des cures, les patientes ont passé un scanner TEP afin d’évaluer la réponse au traitement.

La tumeur du sein proliférative fixe au TEP scan. L’efficacité du traitement a été mesurée par la variation de la fixation de la tumeur entre la première et la deuxième cure de traitement. Si la fixation diminuait de 70% ou plus, la tumeur était considérée comme bonne répondeuse et le même traitement a été continué à l’identique.

Si la fixation diminuait de moins de 70%, la tumeur était considérée comme mauvaise répondeuse et le traitement ultérieur était tiré au sort. Soit adjonction du bevacizumab, soit non. Pour les tumeurs mauvaises répondeuses, jugées par le TEP Scan, l’adjonction du bevacizumab a permis d’augmenter la réponse histologique complète (disparition complète des cellules cancéreuses) de 24% à 48.3%.

La toxicité a été relativement faible dans tous les groupes de traitement et identique à ce qui est connu pour les produits tels que le docetaxel, le trastuzumab et le bevacizumab. L’emploi du bevacizumab n’a pas provoqué de difficulté chirurgicale au niveau du sein.

De nombreuses études évaluant l’apport de la chimiothérapie néoadjuvante ont confirmé que la réponse histologique complète est un excellent facteur prédictif de la survie sans rechute et de la survie globale.

Les résultats présentés par le Dr Coudert démontrent ainsi que l’adjonction du bevacizumab au traitement standard pour les tumeurs mauvaises répondeuses améliore l’efficacité de la chimiothérapie néoadjuvante des cancers du sein localement avancés HER2 +.

L’utilisation de l’imagerie TEP scan permet de prédire le résultat d’un traitement standard et de mieux orienter le traitement ultérieur.

 

Le cancer du sein HER2 +

La protéine appelée Her2 (« human epidermal growth factor receptor 2 », ou récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain) se trouve à la surface des cellules mammaires et stimule leur croissance. Certaines cellules mammaires cancéreuses en contiennent beaucoup plus que les autres.

S’il y a une quantité excessive de protéine Her2 ou de copies du gène qui la régit, on dira de la tumeur qu’elle est Her2-positive. Les cancers du sein Her2-positifs n’évoluent pas comme les autres cancers du sein et nécessitent un traitement particulier, ciblant spécifiquement cette protéine.

Le cancer du sein HER2 positif affecte environ 20 à 30 % des femmes atteintes du cancer du sein et requiert une attention immédiate, car les tumeurs progressent vite, et les probabilités de rechute sont élevées.

Pour consulter l’abstract de l’étude AVATAXHER : http://abstracts.asco.org/144/AbstView_144_129686.html

 

Plus d'informations

Contacts presse :

UNICANCER
Viviane Tronel
Responsable communication
Tél. : 01 76 64 78 00 > 06 22 19 92 58
E-mail : v-tronel@unicancer.fr

Centre Georges François Leclerc (CGFL)
Carole Diolot
Responsable communication
Tél. : 03 80 73 75 54
E-mail : cdiolot@cgfl.fr