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04/06/2012

ASCO 2012 - Cancer de l’oesophage : une étude française démontre que le traitement à base de Folfox offre une thérapie plus confortable pour les patients

R&D UNICANCERLes résultats de l’étude de phase II/III Prodige 5/ACCORD 17/0707 montrent des bénéfices en termes de confort pour le patient d’un protocole de radiochimiothérapie à base de Folfox versus le traitement standard à base de 5FU-cisplatine en première ligne de traitement du cancer de l’oesophage inopérable.

Les résultats finaux de cette étude promue par R&D UNICANCER et coordonnée par le Pr Thierry Conroy (Centre Alexis Vautrin, Nancy), en collaboration avec la Fédération Francophone de Cancérologie Digestive, ont été présentés samedi 2 juin 2012 à l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago, le principal congrès mondial de cancérologie.

Selon les données de l’Institut national du cancer, 4 280 personnes ont été touchées par un cancer de l’oesophage en France en 2011. Ce cancer peu fréquent (1,2% des cas de cancer) a un très mauvais pronostic, avec une survie à 5 ans inférieure à 20 %. Il n’est pas souvent opérable pour des raisons liées à l’extension de la maladie ou à la fragilité du patient.

Prodige 5/ACCORD 17/0707 est un essai clinique de phase II/III, mené d’octobre 2004 à août 2011, sur 267 patients traités pour un cancer de l’oesophage inopérable. L’étude a été promue par R&D UNICANCER, en collaboration avec la Fédération Francophone de Cancérologie Digestive dans le cadre d’un accord PRODIGE (Partenariat de Recherche en Oncologie DIGEstive).

Le Pr Thierry Conroy, oncologue médical, directeur général du Centre Alexis Vautrin (CLCC de Nancy), l’a coordonnée. Cette étude a bénéficié des financements du PHRC (Programme hospitalier de recherche clinique) et de Sanofi-Aventis.

L’étude a comparé l’évolution de deux groupes de patients, l’un recevant la radiochimiothérapie de référence, l’autre recevant une radiochimiothérapie à base de Folfox (combinaison de 3 molécules disponibles de longue date : oxaliplatine, 5 fluorouracile et acide folinique). La dose et les modalités des rayons étaient identiques dans les deux groupes. Les objectifs étaient d’évaluer la survie sans progression, les toxicités et la qualité de vie. La plupart des patients (86%) avaient un carcinome épidermoïde, l’histologie la plus fréquente en France.

Le traitement standard actuel consiste à administrer une radiochimiothérapie concomitante à base de 5 fluorouracile-cisplatine (5FU-cisplatine). Cependant avec ce traitement, 20 % des patients subissent des toxicités majeures, 40 % des patients ne peuvent pas suivre la séquence complète du traitement et le taux d’échec dans le territoire recevant les rayons est de 45%.

Les résultats finaux de l’étude, présentés samedi 2 juin à l’ASCO 2012, démontrent que la chimiothérapie avec Folfox n’améliore pas la survie sans progression de la maladie comparée au traitement standard à base de 5FU-cisplatine. De même, le taux de suivi du traitement en entier et le taux de destruction complète de la tumeur sont similaires dans les deux cas.

Cependant, la chimiothérapie à base de Folfox offre une option de traitement plus confortable pour le patient, avec un taux de décès toxiques ou inexpliqués moindre (2,2% versus 9,6%), moins de stomatites de degré 3-4 (26,7% versus 32%), moins d’alopécie (1,5% versus 9,4%) et une toxicité rénale diminuée (0 % versus 3,9%).

Le traitement à base de Folfox réduit également le nombre de séances de chimiothérapie (6 jours d’hôpital de jour et 6 jours à domicile versus 16 -20 jours d’hospitalisation avec le traitement standard).

La radiochimiothérapie à base de Folfox offre ainsi une nouvelle option de traitement, en particulier, pour les patients présentant des contre-indications au cisplatine.

 

 

Bien que le Folfox affiche les mêmes résultats de survie sans progression, ce traitement offre plus de confort pour le patient, notamment en réduisant le nombre de jours de chimiothérapie. De ce fait, le Folfox pourrait remplacer le traitement standard actuel à base de 5FU-cisplatine dans le cancer épidermoïde de l’oesophage inopérable.

Le Pr Thierry Conroy,
oncologue médical, directeur général du Centre Alexis Vautrin

 

 

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Contacts presse :

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Viviane Tronel
Chef de projet communication
Tél. : 01 76 64 78 00 ou 06 22 19 92 58
E-mail : v-tronel@unicancer.fr

Centre Alexis Vautrin
Cédric Bouquet
Responsable de communication
Tél. : 03 83 59 86 05
E-mail : c.bouquet@nancy.unicancer.fr

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