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Rencontres de la Cancérologie Française 2010 : L’inquiétude gagne les experts de la cancérologie

Les 4 et 5 novembre prochains, les 3èmes RENCONTRES DE LA CANCEROLOGIE FRANÇAISE réuniront les professionnels de la cancérologie publique et privée au Centre des Congrès de Lyon. Dans un contexte de restructurations hospitalières, de baisse de la démographie médicale et d’inégalités de santé persistantes, ce congrès unique en son genre pose la question de l’avenir de la prise en charge des patients atteints de cancer.

Une personne sur deux sera atteinte d’un cancer au cours de sa vie. L’ensemble des cancers représentent la première cause de mortalité en France. A la veille des 3èmes RENCONTRES DE LA CANCEROLOGIE FRANÇAISE, les experts de la cancérologie publique et privée française s’inquiètent du nombre croissant de malades et de la capacité que notre système de santé aura de les prendre en charge. Car malgré la qualité reconnue de son réseau d’établissements de santé et de professionnels, la France fait face à plusieurs défis : l’accroissement des besoins liés au vieillissement de la population, mais aussi la pression croissante sur les dépenses de santé ou la crise de la démographie médicale.

 

Concilier proximité et qualité

L’incidence des cancers augmente de plus en plus rapidement. L’offre de soins doit être en mesure de répondre à cet afflux de nouveaux malades. Or les restructurations hospitalières en cours entraînent la fermeture d’un certain nombre de services, notamment de chirurgie du cancer et en particulier dans les petites et moyennes villes. En contrepartie, le réseau d’établissements qui prennent en charge le cancer se recompose sur des critères d’excellence et de qualité des soins. L’excellence doit se décliner à tous les niveaux. « Elle concerne la recherche mais aussi la pratique clinique. C’est pourquoi elle doit impliquer tous les protagonistes de la prise en charge du cancer », rappelle le Professeur Serge Uzan, Président des RCFr 2010, Doyen de la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, Paris VI.

L’enjeu est de concilier la proximité et la qualité des soins, grâce à un maillage territorial performant et une formation adaptée pour tous les professionnels de la prise en charge. Mais aussi et surtout grâce à une vision « transversale » et non seulement pyramidale de l’organisation des soins, selon le Docteur Laurence Leroyer (Union Nationale Hospitalière Privée de Cancérologie), Vice-présidente des RCFr 2010. « La transversalité, dans le respect et la promotion des compétences de chacun, est le gage d'un plus grand engagement ses spécialistes médicaux et paramédicaux et permet une plus grande interpénétration de la médecine de ville et de la médecine hospitalière publique et privée », explique-t-elle.

 

Pallier le manque de médecins et les inégalités

Or ces professions, nombreuses, impliquées dans la prise en charge du cancer au quotidien (oncologues, médecins et spécialistes, pharmaciens, biologistes, infirmiers, radiophysiciens…) seront-elles assez nombreuses pour répondre à l’énormité de la demande et à l’accroissement des contraintes de qualité ? Selon le rapport du Professeur Jean-Pierre Grünfeld (Recommandations pour le Plan Cancer 2009 – 2013, 14 février 2009), « l’évolution du nombre de médecins en cancérologie est préoccupante, car […] l’incidence des cancers va augmenter dans les années à venir et la démographie médicale baisser de façon importante pour des spécialités centrales en cancérologie ».

Enfin, il importe de réduire les inégalités sociales encore très importantes face au cancer. Le rapport Grünfeld cite des études menées sur la période 1980-1989, qui montrent un risque de décéder d’un cancer entre 30 et 65 ans deux fois supérieur chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales. Ces écarts de mortalité selon les catégories sociales semblent même s’être creusés au cours du dernier quart du 20ème siècle. Ces inégalités sociales se doublent d’inégalités géographiques. Un croissant de surmortalité se dessine de la Bretagne à la Lorraine, en passant par la Normandie, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie et la Champagne-Ardenne. La région Nord-Pas-de-Calais présente même les taux de cancer les plus élevés d’Europe et concentre de fortes inégalités sociales. Parmi les solutions pour réduire ces inégalités : le soutien de la recherche en épidémiologie sociale, des ressources supplémentaires allouées aux territoires les plus touchés et les populations les plus vulnérables, ou encore un accroissement des actions de prévention de proximité tournées vers les personnes à risque.

Ces questions, abordées lors des 3èmes RENCONTRES DE LA CANCEROLOGIE FRANÇAISE,représentent un enjeu de société. Selon le Professeur Véronique Trillet-Lenoir, Présidente du Conseil National de Cancérologie au titre de la Fédération Nationale de Cancérologie des Hôpitaux Publics, « le cancer est un modèle de ce qu’on devrait mettre en place en termes de démocratie sanitaire. Le cancer n’est pas seulement le problème des malades atteint de cancer. Aujourd’hui, le sujet n’est plus tabou : on ne meurt plus d’une longue maladie mais d’une maladie qu’on décode, qu’on annonce, qu’on explique. Dans ce contexte, les citoyens, les contribuables et les malades, d’autant plus concernés, peuvent comprendre et avoir un impact sur l’organisation de la lutte contre le cancer. »

A propos des RCFr 2010 : le rendez-vous de la cancérologie de demain

La troisième édition des Rencontres de la Cancérologie Française se tiendra au Centre de Congrès de Lyon les jeudi 4 et vendredi 5 novembre 2010. Elle réunira l’ensemble de la cancérologie publique et privée française mais également des chercheurs et des médecins suisses, allemands, belges, italiens. Le choix de Lyon, métropole scientifique et industrielle au coeur de l’Europe, traduit la volonté des organisateurs* d’ancrer cette manifestation dans les territoires mais aussi de conforter sa dimension internationale. Vitrine de la cancérologie française, l’édition 2010 sera placée sous le signe de la médecine personnalisée. L’approche multidisciplinaire de la cancérologie sera renforcée par l’intégration systématique d’approches médicoéconomiques. En marge des séances plénières, de nombreux ateliers seront consacrés aux dernières innovations en cancérologie. Soignants, gestionnaires et techniciens pourront également se retrouver autour de préoccupations plus spécifiques. Le programme comporte enfin des temps réservés à la parole des patients.

* Les organisateurs des RCFr 2010 : Décision & Stratégie Santé, la Fédération Nationale des Centres de Lutte
Contre le Cancer, la Fédération Nationale de Cancérologie des CHRU, l’Union Nationale Hospitalière Privée de
Cancérologie et le Groupe UBM Medica.

 

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