Contacts presse

 

Nous écrire : presse@unicancer.fr

 

Emilie Ozenne
Chargée de communication
Tél. : 01 73 79 73 05

 

Agathe Lasne
Chef de projet de communication
Tél. : 01 71 93 67 06
 

RECEVOIR NOS COMMUNIQUES

Patients

Etre soigné dans un Centre de lutte contre le cancer

Découvrez notre démarche

Professionnels de santé

Découvrez ce qui constitue le modèle UNICANCER

Accédez à votre espace

Vous cherchez un Centre

Retrouvez les Centres de lutte contre le cancer sur l'ensemble du territoire

La recherche UNICANCER

La recherche UNICANCER dans le Groupe et dans les Centres

Découvrez notre activité

PLFSS 2015 : La Fédération UNICANCER très inquiète pour l’équité d’accès aux soins innovants en cancérologie

La Fédération UNICANCER (Fédération des Centres de lutte contre le cancer) critique la possibilité de minorer le tarif national des prestations recourant à la liste en sus, telle que le propose l’article 44 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2015.

Fédération UNICANCER

Il s’agit d’une mesure ne répondant pas aux objectifs de santé publique que sont le bon usage du médicament et la pertinence des soins.

 

 

La Fédération UNICANCER est consciente de la nécessité de contrôler les dépenses concernant les médicaments inscrits sur la liste en sus, dispositif qui permet le financement des médicaments innovants et onéreux dans les établissements de santé.

Elle sera cependant très vigilante pour que l’article 44 ne devienne pas un frein à un accès équitable aux soins pour les patients.

La Fédération rappelle qu’il existe déjà à disposition des agences régionales de santé (ARS) un dispositif de contrôle des prescriptions sous forme d’une contractualisation entre les ARS et les établissements de santé, mais celles-ci l’utilisent trop peu.   

L’article 44 risque d’impacter la prise en charge des patients atteints d’un cancer en France. Parmi les dix molécules inscrites sur la liste en sus les plus prescrites en volume, 9 sont des anti-cancéreux.

Leur inscription sur la liste en sus par le Gouvernement répond à des critères rigoureux, notamment la démonstration de la preuve d’une amélioration du service médical rendu.

L’article 44 évoque « une incitation financière positive à la prescription des alternatives thérapeutiques prises en charge dans les tarifs d’hospitalisation » or, dans les traitements actuellement sur liste en sus utilisés en cancérologie, ces alternatives n’existent pas.

Cette mesure est en rupture avec la logique de contractualisation existante, par ailleurs reprise dans d’autres articles du PLFSS 2015, tels que l’article 42 qui propose un renforcement du pilotage régional de la pertinence des soins en établissement de santé.

 

 

Le Gouvernement est en train de transférer vers les établissements de santé la responsabilité de délivrer ou non aux patients un traitement coûteux et innovant.

Des établissements tels que les Centres de lutte contre le cancer, qui pratiquent des activités de recours et d’innovation, pourraient se retrouver face à une situation très difficile : le simple fait de proposer aux patients atteints d’un cancer les meilleurs traitements, selon les protocoles internationaux et le contrat de bon usage du médicament, pourrait entraîner des problèmes budgétaires croissants.

Le Pr Josy Reiffers, président de la Fédération UNICANCER

 

 

La Fédération UNICANCER exprime, par ailleurs, sa profonde déception face à l’absence de mesures efficaces pour simplifier l’accès à l’innovation.

Le PLFSS 2015 n’aborde pas notamment le besoin de définir le délai de réponse de la Haute Autorité de santé, quand la demande d’inscription d’un acte innovant est réalisée par une société savante ou un professionnel de santé.

Actuellement, le délai pour obtenir la tarification d’un acte innovant peut atteindre plusieurs années, entraînant des coûts importants pour les établissements de santé qui le pratiquent à perte, sans aucune possibilité de remboursement.

En cancérologie, cela concerne des pratiques très innovantes et bénéfiques pour les patients telles que la radiologie interventionnelle, pour laquelle la moitié des actes ne sont pas inscrits à la nomenclature.

 

Plus d'informations

Contacts presse :

Valérie Perrot-Egret
Directrice de la communication
Tél. : 01 44 23 55 66
E-mail : v-perrot-egret@unicancer.fr

Viviane Tronel
Responsable communication
Tél. : 01 76 64 78 00 > 06 22 19 92 58
E-mail : v-tronel@unicancer.fr