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Congrès cancer du sein San Antonio : première analyse génomique complète des tumeurs métastatiques

Une équipe française présente pour la première fois des résultats de séquençage sur la totalité des gènes des tumeurs métastatiques du cancer du sein

R&D UNICANCER Centre Léon Bérard Gustave RoussyLe Dr Thomas Bachelot, oncologue au Centre Léon Bérard à Lyon, a présenté le vendredi 13 décembre au San Antonio Breast Cancer Symposium aux Etats-Unis, les résultats de séquençage des mutations des tumeurs métastatiques du cancer du sein prélevées sur une centaine de patientes.

L’objectif de cette analyse des gènes était de savoir si les tumeurs métastatiques possèdent des mutations génétiques plus nombreuses et/ou différentes de celles retrouvées dans les tumeurs primaires.

 

Il s’agit de la première analyse génomique complète sur l’exome (partie codante des gènes) des tumeurs métastatiques dans le monde.

 

 

Les techniques de séquençage de haut débit permettant d’analyser les mutations génétiques sont très récentes. De plus, il est difficile d’obtenir des échantillons sur des métastases, car en général les biopsies sont réalisées sur les tumeurs primaires, plus faciles d’accès et utilisées à des fins diagnostiques.

Or, il est indispensable d’étudier les mutations dans les lésions métastatiques, car ce sont ces mutations qui permettent au cancer de se développer. Mieux les connaître nous permettra de trouver des mécanismes pour les bloquer.

Le Dr Thomas Bachelot, oncologue au Centre Léon Bérard à Lyon

 

 

Les tumeurs métastatiques séquencées sont issues des échantillons prélevés dans le cadre de l’étude SAFIR 01.

SAFIR 01 a été la première étude clinique à démontrer, dans la pratique réelle et sur une large échelle (423 patientes incluses) au plan national, la faisabilité technique de la conduite d’analyses sur l’ensemble du génome tumoral à partir de biopsies métastatiques de cancer du sein, afin de définir le traitement ciblé le plus adapté pour les patientes.

Promue par UNICANCER et coordonnée par le Pr Fabrice André de Gustave Roussy (Villejuif), SAFIR 01 a été menée entre 2011 et 2012. Ses résultats ont attiré l’attention de la communauté médicale et scientifique et SAFIR 01 a été l’une des études phares des congrès internationaux de l’ESMO 2012 et de l’ASCO 2013.

Les premiers résultats de SAFIR 01 portaient sur les anomalies liées aux amplifications génétiques et la recherche de 3 mutations spécifiques dans un objectif d’aide à la décision thérapeutique.

Les résultats rendus publics le 13 décembre au congrès de San Antonio complètent ces analyses dans une optique de recherche exploratoire : c’est une approche descriptive plus précise de toutes les mutations présentes sur l’ensemble des gènes de la métastase.

Les mutations ont été identifiées grâce à la méthode de séquençage de l’exome. Cette méthode récente, plus rapide et plus performante que les techniques classiques, permet d’examiner des millions de réactions de séquençage par analyse.

Les résultats démontrent que les mutations génétiques dans les tumeurs métastatiques ne sont pas beaucoup plus nombreuses que dans la tumeur initiale. En revanche, elles sont différentes.

Dans le cadre de l’étude, 101 paires d’échantillons associant la tumeur métastatique au sang d’une même patiente ont été entièrement séquencées, parmi lesquelles 83 ont été retenues pour les analyses.

Seules les mutations uniquement présentes dans les échantillons métastatiques par rapport à l’ADN normal issu du sang ont été retenues et comparées aux données existantes de séquençage de tumeurs primitives (base TCGA). Le séquençage des tumeurs métastatiques a détecté 8 150 mutations.

Les chercheurs ont ensuite identifié 16 gènes accumulant significativement plus de mutations que la normale. Parmi ces gènes, 5 ont attirés tout particulièrement leur attention : 2 sont impliqués dans les voies hormonales et les 3 autres concernent la myosine, une protéine impliquée dans la mobilité cellulaire.

Le séquençage a permis également d’observer l’existence de nombreuses mutations rares susceptibles d’être utilisées comme cibles thérapeutiques. Enfin, les chercheurs ont pu identifier un nouveau sous-groupe de patientes hautement mutées caractérisées par des mutations spécifiques (enrichissement en mutations de la base C vers G).

 

 

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le domaine de  la médecine personnalisée. La connaissance des voies oncogéniques spécifiques aux métastases nous permettra de développer des traitements capables d’empêcher leur développement.

De plus, si nous arrivons à identifier ces gènes mutés en faible quantité dans les tumeurs primitives, nous pourrons diagnostiquer précocement les femmes les plus susceptibles de développer des métastases et cibler les traitements seulement sur ces patientes.

Le Pr Fabrice André, coordonnateur de l’étude SAFIR 01

 

 

 

Plus d'informations

UNICANCER > Viviane Tronel > 01 76 64 78 00 > 06 22 19 92 58 > v-tronel@unicancer.fr

Gustave Roussy > Virginie Renversade > 01 42 11 50 59 > virginie.renversade@gustaveroussy.fr

Centre Léon Bérard > Nathalie Blanc > 04 78 78 51 43 > nathalie.blanc@lyon.unicancer.fr