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13/06/2012

4ème congrès annuel de chirurgie gynécologique robotisée - Marseille

Institut Paoli-Calmettes, Centre de lutte contre le cancer, MarseilleLe quatrième congrès européen de chirurgie robotique en gynécologie se déroulera à Marseille, du 13 au 15 juin 2012.

Les experts européens et américains y seront réunis et présenteront leurs résultats. Eric Lambaudie, chirurgien à l’IPC qui participe à l’organisation du congrès, répond à quelques questions.

Marseille accueille cette année le 4ème congrès européen de chirurgie gynécologique robotisée, pourquoi ce choix ?

« En France, deux centres sont un peu plus investis dans la chirurgie gynécologique robotique, Marseille avec l’IPC, et Lille avec Oscar Lambert. L’IPC a été le premier centre français de lutte contre le cancer à s’équiper en 2007 d’un robot chirurgical télé-opératoire pour le traitement des cancers urologiques, gynécologiques et digestifs.

Il y a un peu plus de quatre ans, les deux centres ont été sollicités lors de la création d’une société européenne, la Society of European Robotic Gynecological Surgery (SERGS). Nous avons activement participé aux trois précédentes éditions du congrès qui ont eu lieu à Milan (Italie), à Lund (Suède), et à Leuven (Belgique). Nos travaux ont été présentés et reconnus, nous positionnant parmi les leaders européens dans ce domaine.

Nos deux centres se sont également investis sur le plan national en créant un groupe francophone de Chirurgie Robotique Gynécologique (CRG). Il a donc été jugé opportun de nous confier l’organisation de cette quatrième édition, et entre Lille et Marseille, nous avons choisi Marseille car les deux précédentes éditions ont eu lieu dans des régions du nord ».

250 à 300 spécialistes sont attendus à cette manifestation, de quoi sera-t-il question ?

« Les trois précédents congrès étaient axés sur les retours d’expérience de chaque équipe, sur les avantages et les évolutions possibles de la chirurgie robotique. Cette année, nous avons choisi le thème de la formation comme trame principale.

Nous voulons que cet apprentissage soit très didactique, qu’il soit accessible à tous, aux étudiants, aux jeunes chirurgiens comme aux plus expérimentés. C’est pour cela que des thèmes très précis sont programmés, qui correspondent à des indications et des procédures chirurgicales bien spécifiques.

Il y aura aussi un intervenant chargé de récolter des résultats, de les assembler, de les analyser et de les présenter. Ce seront des résultats européens si possible, afin qu’ils soient le reflet de plusieurs centres expérimentés ».
 

Si la chirurgie robotique semble promise à un bel avenir notamment dans le domaine de la cancérologie, le coût de l’équipement et des consommables n’est-il pas un frein au développement du parc en France ?

« Oui, c’en est un, mais c’est habituel au début d’une nouvelle technologie. Pour le moment une seule entreprise commercialise cet appareil. D’autres entreprises fabriqueront des instruments robotisés dans les années à venir, la concurrence fera alors diminuer les prix et le marché se démocratisera.

A ce jour, il existe des alternatives moins coûteuses, mais elles ne présentent pas autant d’avantages que le robot. Il apporte tellement de confort en termes d’ergonomie et de gestuelle chirurgicale qu’une fois essayé, il est difficile de s’en passer ».

L’IPC est équipé d’un robot depuis 2007. Quel bilan tirez-vous après cinq ans et quelles sont les perspectives que vous espérez ?

« Depuis cinq ans, il y a un élargissement des indications opératoires mini-invasives et cela représente un avantage réel pour les patientes. Cette technique est moins invalidante, plus précise et plus efficace qu’une intervention conventionnelle. Les risques post-opératoires sont moins lourds et les durées d’hospitalisation plus courtes.

Une des perspectives est de développer davantage la chirurgie mini-invasive, même si actuellement le coût représente encore un inconvénient majeur. Il y a un tel gain en termes de courbe d’apprentissage par rapport à la coelioscopie conventionnelle, qu’il y a un réel intérêt à l’utilisation de l’assistance robotisée.

L’espoir est que cette assistance robotisée s’implante là où la coelioscopie conventionnelle n’a pas réussi et augmente très significativement le taux d’interventions mini-invasives. Par exemple, en France, encore soixante-quinze à quatre-vingt-cinq pour cent des hystérectomies sont pratiquées par voie ouverte. Alors qu’aux Etats-Unis, où mille cinq cents robots sont implantés contre 200 en Europe, les hystérectomies par abord mini-invasif sont passées de trois à soixante pour cent en cinq ans grâce à l’assistance robotisée ».

 

Plus d'informations

Contacts presse :

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Tél. : 04 91 22 37 48
E-mail : communication@ipc.unicancer.fr

Jérôme Vernant
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