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31/03/2017

Le Centre Léon Bérard teste deux nouveaux médicaments dans le cadre d’essais de phase précoce

Deux nouveaux essais de phase précoce viennent d’ouvrir aux inclusions au Centre Léon Bérard. L’un teste une molécule administrée pour la première fois à l’homme. L’autre repose sur une nouvelle stratégie d’immunothérapie. Ces deux essais sont issus des recherches menées au Centre Léon Bérard par les équipes de recherche fondamentale du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon.

 

NP 137 : l’illustration du continuum soins-recherche au Centre Léon Bérard

Après trente années de recherche sur le rôle des mécanismes « récepteurs à dépendance » dans la mort cellulaire, les travaux de Patrick Mehlen, directeur de la Recherche Translationnelle du Centre Léon Bérard et directeur du laboratoire « Récepteurs à dépendance, cancers et développement » au sein du Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL), viennent d’aboutir à la conception d’un tout nouveau candidat médicament qui est testé pour la première fois chez l’homme, dans le cadre d’un essai de phase précoce.

Cet essai promu par le Centre Léon Bérard (CLB), dont l’investigateur principal est le Dr Philippe Cassier, oncologue médical au CLB en charge de la coordination du CLIP2 (Centre labellisé par l’Institut national du cancer pour les essais de phase précoce) a ouvert aux inclusions début janvier 2017. Au 30 mars, 1 patient a été inclus dans cet essai dit first-in-man, first-in-class, qui vise à évaluer la tolérance, le profil pharmacocinétique et l’activité anti-tumorale d’un anticorps monoclonal humanisé ciblant la Nétrine 1 (NP137) chez des patients atteints de tumeurs solides à un stade avancé ou métastatique.

Malgré les progrès thérapeutiques des thérapies ciblées et de l’immunothérapie, le pronostic des patients atteints de tumeurs solides à un stade avancé ou en phase métastatique reste péjoratif. Il existe donc un besoin médical persistant de traitements anticancéreux efficaces ciblant de manière sélective les cellules cancéreuses. Le développement d’agents qui rétablissent/activent les voies conduisant à la mort des cellules, et spécifiquement des cellules tumorales, est une stratégie thérapeutique totalement nouvelle s’appuyant sur les « récepteurs à dépendance ». Pour développer ce nouveau médicament, une société de biotechnologie a été créée en 2008 et incubée sur le site du Centre Léon Bérard. Il s’agit de la société Netris Pharma, pionnière dans la recherche et le développement de thérapies ciblées basées sur le concept innovant des récepteurs à dépendance.

 

ISI-JX : une nouvelle stratégie en immunothérapie in situ

Egalement ouvert aux inclusions début janvier, l’essai de phase précoce ISI-JX est une étude de Phase I d’escalade de dose, évaluant une nouvelle stratégie d’immunothérapie in situ. Au 30 mars, un patient a été inclus dans cet essai au CLB.
Cet essai permettra de déterminer la dose recommandée, d’évaluer l’activité anti-tumorale induite et de confirmer la tolérance des traitements administrés.
L’immunothérapie consiste à stimuler le système immunitaire afin qu’il détruise les cellules cancéreuses. Cependant, tous les patients ne répondent pas à ces nouvelles molécules immunomodulatrices. De plus, en altérant la tolérance du système immunitaire, ces nouveaux médicaments génèrent un nouveau type de toxicités. Par conséquent, des recherches se révèlent encore nécessaires afin d’améliorer l’utilisation de ces immunomodulateurs en augmentant leur efficacité tout en limitant leurs toxicités systémiques.

L’immunisation in situ est une de ces stratégies. Elle consiste à injecter des molécules immunomodulatrices par voie intra-tumorale, c’est-à-dire directement dans la tumeur. Cette approche permet à la tumeur d’être son propre vaccin et de générer une réponse immune adaptative contre la tumeur localement au niveau des sites tumoraux injectés mais également à distance au niveau de sites tumoraux non injectés.
Dans le cadre d’ISI-JX, des patients atteints de tumeurs solides à un stade métastatique ou avancé présentant des lésions tumorales injectables recevront une combinaison d’ipilimumab (anticorps monoclonal, anti CTLA-4, déjà connu notamment dans le traitement des mélanomes en phase avancée) associé avec un agent immunostimulant : le virus oncolytique Pexa-Vec© fourni par la société Transgene.

 

Après le recrutement des 1ers patients au Centre Léon Bérard, ces 2 essais seront également ouverts dans d’autres hopitaux français.

 

Plus d'informations

Contacts Presse :

Nathalie BLANC
Tél. : 04 78 78 51 43
E-mail : nathalie.blanc@lyon.unicancer.fr

Julie COLOMB
Tél. : 04 69 85 61 85
E-mail : julie.colomb@lyon.unicancer.fr