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22/11/2013

L’Institut Paoli-Calmettes célèbre sa 7 000ème greffe de cellules souches hématopoiétiques

Institut Paoli-Calmettes, MarseilleL’IPC célèbre le 22 novembre 2013 la 7 000ème greffe de cellules souches hématopoïétiques pratiquées à l’Institut, en accueillant au Palais de la Bourse de Marseille une rencontre des onco-hématologues européens.

Au Palais de la Bourse de Marseille, à l’occasion de la rencontre scientifique annuelle du Groupe européen pour la transplantation de moelle osseuse et de sang1, l’IPC organise une célébration symbolique de la 7 000ème greffe réalisée à l’Institut de cancérologie de Marseille.

Avec 7 000 greffes de moelle osseuse réalisées, dont 1 500 allogreffes, l’IPC est le premier centre français et figure parmi les premiers centres européens en termes de volume d’activités pour les greffes en cancérologie.

La greffe allogénique est une approche thérapeutique reposant sur l’utilisation des défenses immunitaires.

Une difficulté était de trouver un donneur compatible dans la fratrie, mais seuls 25 % des patients ont un tel donneur. Les alternatives sont de trouver un donneur sur le fichier international, ou d’avoir recours à la greffe de sang de cordon. Mais aujourd’hui, une nouvelle technique permet la greffe à partir d’un donneur intrafamilial partiellement compatible (greffe haplo).

La prise en charge des cancers hématologiques de l’adulte est une spécificité historique de l’IPC. L’IPC dispose d’une unité spécialement dédiée à la greffe allogénique, U2T, qui compte une infirmière pour 4 patients, et 4 médecins à plein temps.

Le Professeur Patrice Viens, Directeur général de l’Institut, remercie la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille et son Président, Monsieur Jacques Pfister, pour avoir gracieusement mis à disposition de l’IPC le Palais de la Bourse, « et accueillir de grands « greffeurs » venant de France, d’Europe, mais aussi des patients et les équipes, qui échangeront sur les enjeux actuels et à venir de la greffe pendant deux jours.

 

Une thérapie basée sur les défenses immunitaires

Deux types de greffe existent : l‘autogreffe ou greffe autologue, comme son nom l’indique, à partir d’un prélèvement sur le patient lui-même, ou les allogreffes ou greffes allogéniques, où le greffon est prélevé chez un donneur.

La greffe allogénique est une approche thérapeutique reposant sur l’utilisation des défenses immunitaires.

L’objectif est de remplacer le système de défense du patient qui a laissé se développer une maladie cancéreuse par un nouveau système immunitaire, prélevé chez un autre individu, le donneur. L’action thérapeutique repose sur la greffe.

 

Dernier progrès contre la maladie du greffon : la greffe haplo

Le donneur considéré en première intention est un donneur compatible dans le cadre du système de compatibilité de greffe (Système HLA). Dans l’entourage familial, seuls les frères et soeurs peuvent présenter une telle compatibilité, mais seuls 25 % des patients ont un tel donneur dans la fratrie.

Actuellement, les alternatives sont de trouver un donneur sur le fichier international, ou d’avoir recours à la greffe de sang de cordon. Mais une nouvelle technique permet la greffe à partir d’un donneur intrafamilial partiellement compatible (greffe haplo). C’est une technique délicate.

En dehors des risques associés à l’aplasie, cette technique expose le patient à des complications immunologiques spécifiques : rejet, réaction du greffon contre l’hôte, déficit immunitaire prolongé.

 

Prélever le greffon

Le système immunitaire prenant naissance dans la moelle osseuse, les techniques de prélèvement sont les mêmes pour l’allogreffe ou l’autogreffe : prélèvement de moelle osseuse, en général dans les os du bassin, prélèvement au niveau du sang (la cytaphérèse, une technique qui collecte des cellules, sélectionnées par une machine, dans le sang même du malade ou dans celui d’un donneur, ou prélèvement de sang de cordon placentaire).

 

L’autogreffe : pour atténuer le traitement médicamenteux

L'autogreffe est employée après une chimiothérapie intensive visant à détruire un plus grand nombre de cellules tumorales. Les doses fortes de médicaments anti-cancéreux réduisent le nombre des globules blancs, globules rouges et plaquettes, provoquant une aplasie qui expose le patient à des risques infectieux, hémorragiques et anémiques.

 

 

La greffe autologue permet de réduire la durée de cette aplasie, mais le traitement contre la maladie repose sur l’intensité de la chimiothérapie, et la greffe n’est qu’un moyen d’administrer celle-ci avec moins de risques.

Le Professeur Didier Blaise, Chef du service d’onco-hématologie à l’IPC

 

 

Le traitement impose une prise en charge spécialisée (médicaments anti-infectieux et antifongiques, transfusions, …), mais qui se fait aujourd’hui dans une ambiance moins protégée et stérile, grâce aux progrès des soins de support et de l’utilisation des cellules souches périphériques par cytaphérèse.

Cette technique diminue de moitié la durée d’aplasie et les risques associés à la greffe de moelle osseuse.

A l’heure actuelle, la greffe autologue est surtout utilisée dans le traitement de certaines hémopathies lymphoïdes (lymphome et myélome), mais aussi dans certaines formes de tumeurs solides.

 

La greffe et l’unité U2T à l’IPC

La prise en charge des cancers hématologiques de l’adulte est une spécificité historique de l’IPC.

Dans les années 1980, l’IPC s’engage résolument dans les techniques de greffe de moelle osseuse, essentiellement pour le traitement des leucémies aiguës et des lymphomes, domaine où l’IPC est en pointe.

À l’époque, face à des maladies comme les leucémies aiguës qui affichent des pronostics très sombres en termes de survie, l’IPC fait le choix de la thérapie cellulaire en complément ou consolidation des traitements médicamenteux, les chimiothérapies.

La greffe allogénique réclame des conditions de réalisation, dans des chambres protégées avec un air filtré en pression positive. L’IPC dispose d’une unité spécialement dédiée à la greffe allogénique, U2T, qui compte une infirmière pour 4 patients, et 4 médecins à plein temps.

L’unité U2T, et l’espace Florian pour les jeunes adultes, ont été financés grâce à l’aide des 4 banques mutualistes (1,8 M Euros) et d’associations (20 000 Euros).

 

Chiffres-clés de l’onco-hématologie à l’IPC

2 240 patients, sur 7 600 nouveaux patients, ont été pris en charge à l’IPC en 2012 dans le département d’hématologie de l’IPC.

Par ailleurs, l’IPC abrite une unité de prélèvement et une unité de thérapie cellulaire.

 

 

Plus d'informations

Contact presse :

Elisabeth BELARBI
Tél. : 06 46 14 30 75
E-mail : communication@ipc.unicancer.fr

Le site Internet de l'Institut Paoli-Calmettes