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09/06/2015

Congrès international sur les tumeurs de l’œil 2015 : Rétinoblastome, mélanome de l’uvée, lymphome intraoculaire… L’Institut Curie centre expert français pour la prise en charge des cancers de l’œil

Institut Curie, Centre de lutte contre le cancer, ParisLe congrès international sur les tumeurs de l’oeil qui se déroule du 16 au 19 juin 2015 à Paris, co-organisé par le Dr Laurence Desjardins, chef du service d’ophtalmologie de l’Institut Curie, et par le Pr Nathalie Cassoux, chef du département de chirurgie de l’Institut Curie, est l’occasion de revenir sur les différents cancers pouvant se développer dans l’oeil. L’Institut Curie est le centre expert français pour tous les cancers de l’oeil.

Plusieurs cancers peuvent se développer dans l’oeil. Chez les jeunes enfants, il s’agit principalement de rétinoblastome, une tumeur qui se développe au détriment de la rétine. Chez les adultes, le plus fréquent est le mélanome de l’uvée.

D’autres tumeurs peuvent également se développer dans les « annexes » de l’oeil qui sont la conjonctive, les paupières et l’orbite. Il peut s’agir de mélanome, de carcinome ou de lymphome. Certains lymphomes peuvent également se développer dans l’oeil : le lymphome intraoculaire reste toutefois une tumeur extrêmement rare.

Les cancers de l’oeil mettent en jeu le pronostic vital, mais également le pronostic visuel et esthétique. Leur prise en charge repose sur des compétences rares en chirurgie ophtalmologique, voire parfois des traitements très spécifiques comme la protonthérapie.

L’Institut Curie est référent national pour ces pathologies. Fort de son expertise, il a été chargé par l’Institut national du cancer (INCa) de coordonner le réseau national sur le mélanome uvéal, le réseau Melachonat, et avec l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le réseau sur les lymphomes oculo-cérébraux, le réseau LOC.

Compte-tenu de leur rareté, seule la mise en place d’une organisation spécifique garantit aux patients atteints de ces cancers une prise en charge adaptée et de qualité, partout en France.

Parallèlement l’Institut Curie développe depuis plusieurs années des programmes associant médecins et chercheurs sur ces pathologies pour améliorer les connaissances, affiner le diagnostic et développer de nouveaux traitements.

Seule l'implication d'institutions telles que l'Institut Curie qui possède une expertise étendue de la recherche jusqu’aux soins peut faire progresser la prise en charge de ces maladies rares.

Si vous souhaitez assister au congrès ou être mis en contact avec le Dr Laurence Desjardins

 

La protonthérapie : une radiothérapie ultra-précise et une expertise clinique unique pour traiter les mélanomes de l’uvée

La protonthérapie, radiothérapie utilisant un faisceau de protons à la balistique très précise, est idéale pour traiter les tumeurs situées à proximité d’organes sains, comme c’est le cas des mélanomes de l’uvée, car elle permet de réduire leur irradiation. Elle est principalement proposée pour les tumeurs postérieures et à cheval sur l’équateur de l’oeil.

Plus de 5 000 patients atteints de mélanomes de l’oeil ont déjà bénéficié des traitements du Centre de Protonthérapie de l’Institut Curie (Orsay). « Actuellement les patients reçoivent un traitement local par protonthérapie dans 70 % des cas de mélanome de l’oeil », précise le Dr Laurence Desjardins, chef du service d’ophtalmologie de l’Institut Curie.

Première tumeur prise en charge au Centre de Protonthérapie, elle reste à ce jour la plus fréquente. Le mélanome de l’oeil survient le plus souvent sur la choroïde* (membrane comprise entre la rétine et la sclère, le « blanc de l’oeil »), plus rarement sur l’iris, la conjonctive ou la paupière.

C’est la plus fréquente des tumeurs malignes intraoculaires de l’adulte. Elle s’observe surtout après 50 ans et se traduit par une baisse de l’acuité visuelle.

« Face à cette tumeur, les thérapies classiques sont assez inefficaces. Il y a bien sûr la possibilité de pratiquer une énucléation par chirurgie, mais la protonthérapie présente l’énorme avantage de conserver le globe oculaire », ajoute le Dr Rémi Dendale, oncologue radiothérapeute, responsable médical du Centre de Protonthérapie.

Elle permet également un contrôle local de la tumeur dans 96 % des cas, ce qui correspond à un risque de récidive très faible, inférieure à 5 % à dix ans, pour une tumeur aussi agressive.

Le traitement se déroule en 4 séances consécutives. Des écarteurs de paupières sont placés sous anesthésie locale pour protéger ces dernières pendant l’irradiation. La qualité de la vision après traitement est variable selon la taille et la localisation de la tumeur.

 

Plus d'informations

Le congrès international sera l’occasion de faire le point sur les différentes pathologies oculaires : épidémiologie, facteurs de risque, diagnostic, traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, thérapies ciblées), génétique, qualité de vie, recherche clinique, recherche fondamentale…

Programme du congrès

Contact presse :

Catherine Goupillon-Senghor
Tél. 01 56 24 55 23 / 06 13 91 63 63
E-mail : service.presse@curie.fr

Le site Internet de l'Institut Curie